InternationalPolitique & Société

Algérie : une enquête antiterroriste ouverte après l’auto-immolation d’un militant.

Les autorités algériennes ont ouvert une enquête pour « actes terroristes » après l’auto-immolation de Faouzi Zegout, un militant associatif, devant le ministère de la Justice, à Alger. L’homme s’était aspergé d’essence le 1er juin 2025 pour dénoncer une décision judiciaire qu’il jugeait arbitraire.

Blessé légèrement, Zegout a été rapidement secouru par les agents de sécurité du ministère. Il protestait contre un procès en cours à Frenda, sa ville d’origine, où il était poursuivi pour avoir organisé sans autorisation une collecte de fonds en faveur de malades.

La justice algérienne considère désormais l’incident comme un acte organisé. Cinq personnes ont été interpellées, dont quatre placées en détention provisoire. L’affaire a été confiée à une division spécialisée dans les affaires de terrorisme.

Selon le tribunal d’Alger, l’acte aurait été préparé par un « groupe criminel organisé » ayant des liens à l’étranger. L’un des suspects aurait filmé la scène pour la diffuser en ligne dans le but de « troubler l’ordre public ». Le même individu est soupçonné d’avoir vécu à l’étranger, détenu plusieurs comptes bancaires et reçu des transferts d’argent.

Zegout accuse dans une vidéo virale un juge de lui avoir arbitrairement promis dix ans de prison. Ce geste désespéré, bien que rare en Algérie, rappelle certaines pratiques de protestation extrême dans d’autres pays de la région comme la Tunisie.

Partager :

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *