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Burkina-Faso / Secteur aurifère : 40 % des mines industrielles désormais sous contrôle du gouvernement.

Le Burkina Faso poursuit une transformation majeure de son secteur aurifère, avec une stratégie clairement orientée vers une reprise en main nationale de l’exploitation minière.

Depuis environ trois ans, les autorités burkinabè ont engagé une restructuration progressive du secteur dans le but de réduire la domination des groupes étrangers et d’accroître la participation des acteurs locaux, selon des informations relayées par le média spécialisé Mines Actu Burkina.

À la fin de l’année 2025, le paysage minier industriel du pays affichait une évolution notable. Sur les quinze mines en activité, six sont désormais majoritairement contrôlées par des intérêts burkinabè, soit environ 40 % du parc national.

Parmi ces sites, trois sont directement détenus par l’État à travers la Société de participation minière du Burkina- Faso, structure chargée de porter la présence publique dans le secteur aurifère.

Cette dynamique marque un changement important dans un secteur historiquement dominé par des entreprises étrangères, notamment dans l’exploitation industrielle de l’or.

Les autorités présentent cette orientation comme un choix stratégique de souveraineté économique. Elle s’inscrit dans une volonté de mieux contrôler les ressources naturelles et d’en maximiser les retombées au niveau national.

Lors du lancement de la raffinerie nationale d’or en novembre 2023, le président du Faso, Ibrahim Traoré, avait affirmé la volonté de « faire exploiter l’or par les Burkinabè eux-mêmes », illustrant la ligne directrice de cette politique.

Selon Mines Actu Burkina, avant ces réformes, la présence nationale dans les mines industrielles était limitée, avec un seul opérateur local identifié dans ce segment.

Le secteur voit désormais émerger de nouveaux investisseurs nationaux, notamment dans le rachat et la gestion de certaines exploitations minières, ce qui contribue à modifier progressivement la structure du capital dans l’industrie aurifère.

Les autorités expliquent ces réformes par la nécessité de renforcer les revenus internes, de soutenir le financement des infrastructures et de réduire la dépendance vis-à-vis des acteurs étrangers dans un contexte économique et sécuritaire complexe.

L’objectif affiché reste de faire du secteur minier un levier central du développement économique et de l’industrialisation du pays.

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