La justice burkinabè a rendu son verdict dans une affaire qui soulève de vives préoccupations autour de la protection des enfants en milieu scolaire. À Ouagadougou, un enseignant du primaire a été condamné à sept ans de prison, dont cinq ferme, pour des faits qualifiés de viol aggravé sur une élève âgée de 11 ans.
D’après des informations publiées par Justice Info Burkina, le dossier a été examiné le 30 mars 2026 par la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Ouaga I. L’accusé, marié et père de famille, entretenait une relation avec son élève depuis fin 2024 dans une localité proche de la capitale.
L’affaire a pris une dimension plus grave avec la découverte de la grossesse de la mineure. Cette situation a entraîné son exclusion du domicile familial. L’enseignant avait ensuite tenté de trouver une solution via les réseaux sociaux avant d’être interpellé par les forces de l’ordre en février 2026, puis placé en détention à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou.
Face au tribunal, le prévenu a reconnu les faits et exprimé des regrets, admettant avoir failli à ses responsabilités. Le ministère public avait requis une peine plus sévère, évoquant un abus de position et une atteinte grave à l’intégrité du cadre scolaire.
Malgré la position conciliante de la famille de la victime, qui n’a formulé aucune demande, la juridiction a retenu la culpabilité pour viol aggravé. Elle a en revanche écarté l’accusation liée à la tentative d’avortement.
Le tribunal a ainsi prononcé une peine de sept ans d’emprisonnement, dont cinq ferme, assortie d’une amende d’un million de francs CFA.
Cette décision remet au centre du débat la nécessité de renforcer les mécanismes de protection des élèves et la responsabilité des encadreurs dans les établissements scolaires.



