Le dossier de blanchiment de capitaux impliquant l’influenceur Apoutchou National entre dans sa phase finale. À l’issue d’une nouvelle audience tenue ce mardi, le tribunal a annoncé que le verdict sera rendu le 2 juin 2026.
Malgré les débats entre les différentes parties, le ministère public a maintenu sa position initiale, réclamant une peine de sept ans d’emprisonnement à l’encontre des accusés.
Au cours des audiences, le parquet a insisté sur la gravité des faits reprochés. La réquisition de sept ans de prison reste inchangée, confirmant la fermeté de l’accusation dans ce dossier de présumé blanchiment de capitaux.
La défense de Apoutchou National conteste la base légale des poursuites, notamment en ce qui concerne l’interprétation d’une instruction de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest.
Selon l’avocat de la défense, Me N’dry Claver, cette instruction fixant un seuil de paiement des dettes à 5 millions de francs CFA soulèverait une difficulté juridique, dans la mesure où la loi sur le blanchiment de capitaux ne prévoit pas de sanction spécifique liée à ce seuil.
La défense invoque ainsi le principe de légalité des délits et des peines, estimant que les poursuites ne reposeraient pas sur une base suffisamment explicite.
En face, la partie civile rejette cette interprétation. Pour l’avocat représentant l’État, l’instruction de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest ne crée pas de sanctions pénales, mais s’inscrit dans un cadre réglementaire complémentaire aux lois en vigueur.
Il soutient que le tribunal n’a pas fondé l’accusation sur cette seule instruction, mais sur un ensemble d’éléments juridiques déjà établis.
Le tribunal a donc clos les débats et renvoyé le prononcé de sa décision au 2 juin 2026. Une échéance attendue avec attention dans un dossier qui continue de susciter de vifs échanges entre défense et accusation.




