Le débat autour du futur Sénat béninois continue de susciter des prises de position tranchées. Contrairement à certains acteurs, Théodore Holo ne compte pas boycotter l’institution. Il l’a affirmé clairement lors d’un échange organisé à Cotonou par l’Institut des artisans de justice et de paix.
Face à un public composé de juristes et d’acteurs politiques, l’ancien président de la Cour constitutionnelle a revendiqué sa liberté de décision. Selon lui, rien ne l’oblige à siéger, mais rien ne l’empêche non plus d’y prendre part si le contexte lui paraît acceptable.
Derrière cette ouverture, des réserves subsistent. Théodore Holo se montre attentif au fonctionnement réel de la future chambre haute. Il prévient qu’il pourrait se retirer si l’institution s’éloigne de sa vision du rôle de contre pouvoir. La démission reste, à ses yeux, une option assumée.
Issu de la révision constitutionnelle de novembre 2025 au Bénin, le Sénat se positionne comme une chambre de régulation et d’arbitrage. Composé de 25 à 30 membres, il doit contribuer à l’examen des lois et à l’équilibre institutionnel.
Mais sa création continue de diviser. Figure majeure de l’opposition, Boni Yayi a rejeté cette réforme, dénonçant une institution qu’il juge coûteuse et inadaptée. Il a d’ailleurs exclu toute participation à ce nouvel organe.
Entre adhésion prudente et critiques persistantes, le Sénat béninois s’impose déjà comme un sujet sensible du paysage politique national.




