L’audience de l’activiste et tiktokeur béninois Steve Wotto devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a été marquée par des échanges particulièrement animés. Au centre des débats, la question de son état psychologique, une thèse que le prévenu a fermement rejetée devant les magistrats.
Steve Wotto, activiste et créateur de contenus connu sur les réseaux sociaux, est poursuivi devant la CRIET pour plusieurs infractions, notamment le harcèlement par voie électronique, l’incitation à la rébellion et l’apologie du crime contre la sûreté de l’État.
Arrêté en avril 2026, il continue de clamer son innocence et plaide non coupable depuis le début de la procédure.
L’audience a été marquée par une divergence inattendue entre le prévenu et sa propre défense. Selon les éléments évoqués devant la Cour, son avocat aurait tenté de mettre en avant une possible instabilité psychologique afin d’éclairer certains comportements ou déclarations de son client.
Une stratégie immédiatement rejetée par Steve Wotto.
Face aux juges, l’activiste a déclaré qu’il n’était pas atteint de troubles mentaux. Il a insisté sur le fait qu’il était pleinement conscient de ses actes et de ses prises de parole, se définissant plutôt comme un « homme spirituel ».
Au cours de l’instruction, plusieurs éléments avaient alimenté les interrogations sur l’état psychologique du prévenu.
Des extraits de procès-verbaux avaient notamment révélé que Steve Wotto avait évoqué des pensées suicidaires après avoir pris conscience des conséquences de certaines publications diffusées sur les réseaux sociaux.
Par ailleurs, lors de précédentes audiences, il avait déjà attiré l’attention de la Cour par des interventions spontanées et des prises de parole parfois interrompues par les magistrats.
Les débats ont été ponctués de plusieurs échanges tendus entre le prévenu, son avocat et les juges.
Steve Wotto est intervenu à plusieurs reprises pour défendre sa position et réaffirmer sa lucidité. Il a rejeté toute tentative de le présenter comme une personne souffrant de déséquilibre mental, affirmant assumer pleinement ses propos et ses actions.
À l’issue de cette audience, la CRIET a décidé de renvoyer le dossier à une date ultérieure afin de poursuivre l’examen du fond de l’affaire.
En attendant la reprise des débats, Steve Wotto demeure placé sous mandat de dépôt.
Cette affaire, largement commentée sur les réseaux sociaux, continue de susciter de nombreuses réactions alors que la justice poursuit l’examen des accusations portées contre l’activiste béninois.




