Poursuivant son discours sur l’État de la Nation ce 23 décembre 2025, le président Patrice Talon est longuement revenu sur la réforme du système politique béninois, qu’il présente comme un levier essentiel du développement national.
Le chef de l’État a rappelé qu’au lendemain de la Conférence nationale, beaucoup pensaient que les acquis démocratiques suffiraient à garantir la bonne gouvernance et la prospérité du pays. Une conviction que l’expérience a, selon lui, largement démentie. Malgré une prise de conscience collective et des appels répétés à la réforme du système partisan, la refonte du modèle politique s’est révélée complexe et continue de susciter des divergences.
Patrice Talon a estimé que des réformes engagées à moitié sont vouées à l’échec. Il a ainsi réaffirmé la nécessité d’aller au bout de la transformation du cadre politique afin de l’adapter aux réalités nationales et de sécuriser durablement la dynamique de développement en cours.
S’adressant aux députés, le président de la République a défendu les différentes réformes politiques opérées depuis 2018, renforcées en 2019, 2024 et plus récemment encore, convaincu qu’elles permettront de placer définitivement la démocratie au service du développement et des citoyens, et non des seuls acteurs politiques.
Dans cette vision, gouverner le Bénin ne saurait plus être perçu comme un privilège ou un droit acquis. Patrice Talon a insisté sur une conception exigeante de l’engagement politique, fondée sur la compétence, la vision, la disponibilité et le sens du sacrifice. La démocratie béninoise, a-t-il affirmé, n’est plus un espace de désordre, de corruption ou d’impunité, mais un instrument de progrès et de bien-être collectif.
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Le chef de l’État a enfin souligné qu’au Bénin, la simple capacité à mobiliser des foules ou à entretenir des illusions ne suffit plus pour prétendre diriger la nation. Être acteur politique n’accorde désormais aucun privilège, mais impose des devoirs, de l’humilité et parfois l’effacement au profit de l’intérêt général.




