En France, un collectif de neuf avocats a saisi, mardi 16 décembre, la procureure générale de Paris pour demander l’ouverture d’une enquête déontologique visant Nicolas Sarkozy. En cause, ses condamnations pénales définitives jugées incompatibles avec l’exercice de la profession d’avocat.
Selon ces juristes, l’ancien président de la République ne peut plus incarner les valeurs fondamentales du barreau. Ils estiment que la probité, principe central du code de déontologie, est mise à mal par des condamnations répétées restées sans conséquences disciplinaires.
Nicolas Sarkozy, avocat inscrit au barreau de Paris depuis 1981, a été définitivement condamné dans deux dossiers majeurs. L’affaire dite Bismuth pour corruption et trafic d’influence, et l’affaire Bygmalion pour financement illégal de campagne présidentielle en 2012.
Pour le collectif, maintenir son inscription revient à porter atteinte à la crédibilité de la profession. Ils rappellent que des mécanismes existent pour engager une procédure disciplinaire dès lors que des condamnations pénales définitives sont prononcées.
Certains responsables du barreau estiment toutefois que la démarche relève davantage d’un positionnement politique que d’un débat strictement déontologique. Une analyse que contestent fermement les avocats à l’origine de la saisine, qui se disent directement affectés dans l’exercice de leur métier.




