Le gouvernement nigérien poursuit sa stratégie de reprise en main des infrastructures stratégiques du secteur pétrolier. Réuni en Conseil des ministres le lundi 18 mai, l’exécutif a adopté un projet de décret portant création de la Société Nigérienne des Pipelines Intérieurs Société Nigérienne des Pipelines Intérieurs.
Cette nouvelle structure publique prend la forme d’une société anonyme dont l’État est l’unique actionnaire. Elle s’inscrit dans le cadre juridique national encadrant les entreprises publiques, ainsi que dans les dispositions de l’OHADA relatives au droit des sociétés.
La future société aura pour rôle principal la gestion, l’exploitation, la maintenance et la sécurisation des réseaux de transport d’hydrocarbures par canalisation sur l’ensemble du territoire nigérien.
Elle sera également chargée des études techniques liées à la conception, à l’extension et à la modernisation des infrastructures existantes, dans une logique de développement du secteur pétrolier national.
Parmi ses responsabilités majeures figure la gestion du pipeline reliant la zone pétrolière d’Agadem à la raffinerie de Zinder Zinder, un axe stratégique pour le transport du brut vers les installations de raffinage.
Selon le gouvernement, cette organisation vise à assurer la continuité et la sécurité du transport des hydrocarbures, dans un contexte où l’État renforce progressivement son contrôle sur les infrastructures énergétiques.
Cette décision intervient dans un climat marqué par la volonté des autorités nigériennes de consolider la souveraineté nationale sur les ressources pétrolières. Certaines infrastructures, dont le pipeline Agadem Zinder, ont récemment été réintégrées dans le patrimoine public à la suite de mécanismes contractuels liés au « cost oil ».
Avec la création de la Société Nigérienne des Pipelines Intérieurs, Niamey franchit une nouvelle étape dans la structuration de son secteur des hydrocarbures et dans la gestion directe de ses infrastructures stratégiques.




