Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé dimanche 18 mai que l’enrichissement de l’uranium en Iran continuerait « avec ou sans accord » avec les États-Unis, à la veille du cinquième cycle de négociations indirectes sur le nucléaire, médiées par le Sultanat d’Oman.
Sur le réseau social X, Araghchi a rappelé que si Washington souhaite garantir que l’Iran ne développe pas d’armes nucléaires, « un accord est à portée de main ». Toutefois, il a souligné que Téhéran poursuivrait son programme nucléaire, considérant la maîtrise de cette technologie comme une « réussite scientifique » et un droit inscrit dans le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).
Cette position ferme intervient après les déclarations de Steve Witkoff, envoyé spécial américain pour l’Asie occidentale, qui a insisté sur une « ligne rouge » américaine : l’interdiction totale de l’enrichissement de l’uranium iranien. Pour lui, aucun enrichissement, même à un faible taux, n’est acceptable.
Araghchi a critiqué les contradictions dans les propos américains, dénonçant la divergence entre déclarations publiques et discussions privées. Il a également nié avoir reçu de proposition écrite formelle de Washington, contrairement aux affirmations du président Donald Trump, qui avait menacé l’Iran de « conséquences graves » en cas de refus.
Le prochain cycle de négociations devrait se tenir bientôt, la date et le lieu devant être annoncés par Oman. Malgré la médiation, les différends sur l’enrichissement nucléaire demeurent un obstacle majeur à un éventuel accord.




