Quelques jours après son ordination comme pasteur à Accra, au Ghana, le député de Gboguhé-Zaïbo, Stéphane Kipré, est revenu sur cette nouvelle étape de sa vie. Dans un long message publié le mercredi 1er juillet 2026 sur sa page Facebook, l’élu ivoirien affirme vouloir assumer pleinement sa vocation spirituelle tout en poursuivant son engagement politique et entrepreneurial.
Consacré par l’archevêque Nicholas Duncan-Williams, il reconnaît que cette nouvelle responsabilité suscite des interrogations, mais assure agir par conviction.
Pour Stéphane Kipré, son ordination ne représente pas un simple changement de titre. Il la présente comme l’aboutissement d’un parcours marqué par plusieurs années de formation, de discipline, de service et de foi.
L’homme politique explique avoir longtemps servi dans la discrétion avant d’être officiellement reconnu comme serviteur de Dieu par ses responsables spirituels.
Dans sa publication, le député affirme ne voir aucune incompatibilité entre son ministère pastoral, son mandat politique et ses activités d’entrepreneur.
Selon lui, ces trois dimensions répondent à une même mission de service.
« Servir Dieu est mon sacerdoce. Servir mon pays par l’engagement politique est mon devoir. Contribuer au développement économique par l’entrepreneuriat est ma manière de créer des richesses, des emplois et de redonner de l’espérance », écrit-il.
Il estime que sa foi nourrit son action publique et que son engagement politique lui rappelle chaque jour l’importance de servir les autres.
Conscient des réactions que son ordination peut susciter, Stéphane Kipré indique respecter les opinions de chacun, qu’elles soient favorables ou critiques.
Il affirme cependant que les grandes décisions d’une vie reposent avant tout sur des convictions personnelles.
L’élu reconnaît que cette nouvelle étape pourrait être difficile à porter en raison de son statut d’homme public, mais dit compter sur sa foi pour rester fidèle à sa mission.
Au-delà de son témoignage personnel, Stéphane Kipré exprime le souhait de voir émerger une génération de responsables qui assument leur foi tout en continuant à servir la société.
Il évoque notamment les responsables politiques, les entrepreneurs, les enseignants, les médecins, les artistes, les journalistes et les sportifs, qu’il encourage à répondre à leur vocation spirituelle sans renoncer à leurs responsabilités professionnelles.
Le député conclut en formulant le vœu d’une Côte-d’Ivoire où les valeurs spirituelles, morales et humaines inspirent davantage la gouvernance, l’éducation, l’entrepreneuriat et la vie en société, dans le respect du caractère laïc de la République et de la liberté de conscience.




