Douze ressortissants tunisiens sont actuellement détenus dans le quartier d’Al-Matrad, à Zawiya, dans l’ouest de la Libye. L’information a été rendue publique par l’Observatoire tunisien des droits de l’homme, qui réclame leur libération immédiate et rejette toute hypothèse d’un échange avec des ressortissants libyens récemment arrêtés en Tunisie.
Selon Mustapha Abdelkabir, directeur de l’organisation, cette détention pourrait être intervenue dans un contexte marqué par l’arrestation en Tunisie de trois citoyens libyens soupçonnés d’être impliqués dans une tentative d’assassinat visant Abdelmajid Mliqta. Toutefois, il affirme que les douze Tunisiens détenus en Libye n’ont aucun lien avec cette affaire judiciaire.
L’Observatoire tunisien des droits de l’homme estime que la privation de liberté de ces ressortissants ne repose sur aucune base légale connue ni sur un cadre officiel de coopération sécuritaire entre la Tunisie et la Libye.
Pour l’organisation, il est donc inacceptable que ces citoyens soient associés, directement ou indirectement, à une procédure judiciaire qui ne les concerne pas.
Mustapha Abdelkabir a également exprimé ses inquiétudes face à une éventuelle instrumentalisation de cette affaire. Il a averti contre toute tentative de faire des douze Tunisiens des moyens de pression ou des monnaies d’échange dans le dossier impliquant les trois Libyens arrêtés en Tunisie.
L’ONG considère qu’une telle démarche constituerait une violation des droits fondamentaux des personnes concernées.
Face à cette situation, des discussions seraient en cours avec plusieurs acteurs de la société civile à Zawiya afin de favoriser une issue rapide et pacifique.
L’Observatoire tunisien des droits de l’homme appelle à la libération « immédiate et inconditionnelle » des douze ressortissants tunisiens et demande que leur intégrité physique soit garantie.
À ce stade, aucune réaction officielle des autorités libyennes n’a été enregistrée concernant ces allégations. En attendant une prise de position des autorités compétentes, l’ONG affirme tenir les responsables des groupes qui détiennent les ressortissants tunisiens ainsi que les autorités libyennes pour responsables de leur sécurité et de leur bien-être.
Cette affaire intervient dans un contexte régional sensible et pourrait susciter de nouvelles discussions entre Tunis et Tripoli si aucune solution rapide n’est trouvée.




