Les autorités libyennes ont annoncé le démantèlement d’un site clandestin utilisé pour la fabrication d’embarcations destinées à des réseaux de migration irrégulière. L’installation se trouvait dans le district de Tajoura, à l’est de Tripoli.
Selon les forces de sécurité, ce site servait de base logistique à des passeurs impliqués dans l’organisation de traversées illégales de la Méditerranée. L’opération a été menée après la réception d’informations faisant état d’activités suspectes liées à la construction et à l’équipement de bateaux.
L’intervention a été conduite par le département des enquêtes et du renseignement relevant de l’Agence de lutte contre l’immigration clandestine de Tripoli. Elle s’est déroulée en coordination avec le parquet chargé des affaires liées à l’immigration irrégulière.
Sur place, les forces de sécurité ont procédé à l’arrestation de plusieurs ouvriers présents lors du raid. Elles ont également saisi des équipements industriels ainsi que des matières premières utilisées dans la fabrication des embarcations.
Les premiers éléments de l’enquête indiquent que les personnes interpellées auraient reconnu leur implication dans les faits qui leur sont reprochés. Les autorités cherchent désormais à remonter l’ensemble de la chaîne et à identifier les réseaux organisés susceptibles d’opérer dans d’autres zones du littoral libyen.
Le parquet compétent a ordonné la mise en détention provisoire des suspects. Il a également décidé la confiscation du matériel saisi ainsi que la fermeture immédiate de l’installation, en attendant la poursuite des investigations.
La Libye reste aujourd’hui un point de départ majeur pour les migrants tentant de rejoindre l’Europe via la Méditerranée centrale. Malgré les opérations régulières menées contre les réseaux de passeurs, les autorités font face à des organisations structurées qui exploitent l’instabilité sécuritaire dans plusieurs régions du pays.




