Au total, 196 candidats déclarés admissibles n’ont toujours pas pu passer les épreuves orales prévues en mars 2026. Les autorités ont suspendu le processus après les révélations du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) sur des fuites de sujets d’examen.
Selon les enquêteurs, un agent chargé de l’impression des sujets aurait transmis les épreuves à certains candidats avant le concours, avec l’aide de complices, contre une somme d’environ un million d’ariary, soit près de 200 euros.
Six suspects ont déjà été présentés à la justice pour des faits présumés de corruption active et passive.
Ce scandale suscite une forte inquiétude parmi les candidats. Beaucoup redoutent désormais une annulation totale du concours, après plusieurs années de préparation pour intégrer l’École nationale de la magistrature et des greffes.
Cette année, le concours était particulièrement sélectif avec 4 170 candidats pour seulement 150 places.
Plusieurs admissibles dénoncent également les conséquences sociales de cette suspension. Certains étudiants venus des provinces affirment vivre dans des conditions précaires à Antananarivo en attendant une décision officielle sur la suite du processus.
L’affaire relance aussi les débats sur la corruption dans le système judiciaire malgache. Selon les doléances recueillies par le Bureau indépendant anti-corruption, la justice figurait parmi les administrations les plus touchées par la corruption à Madagascar en 2025.
Les candidats appellent désormais les autorités à clarifier rapidement l’avenir du concours et à éviter que cette crise ne pénalise les postulants ayant réussi les épreuves de manière honnête.




