Le large des côtes mauritaniennes a de nouveau été le théâtre d’un drame. Selon les garde-côtes et la gendarmerie nationale, au moins 49 migrants ont perdu la vie dans le naufrage d’une pirogue, survenu dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 août 2025. Près de 160 personnes étaient entassées à bord de l’embarcation au moment du chavirement.
Plus de 48 heures après la tragédie, une centaine de passagers reste portée disparue, ont indiqué les autorités ce vendredi 29 août à l’AFP. Le nombre exact de survivants n’est pas encore connu, mais les recherches se poursuivent dans une course contre la montre, menée par les garde-côtes et les services de secours.
La pirogue faisait route vers l’Espagne, selon des sources locales. La Mauritanie est devenue ces dernières années un point de passage fréquent pour les migrants en provenance d’Afrique de l’Ouest, tentant de rejoindre l’archipel espagnol des Canaries via l’océan Atlantique, une voie particulièrement dangereuse.
Malgré les efforts déployés pour dissuader les départs, les traversées continuent au péril de centaines de vies humaines. La surcharge des embarcations, les conditions météorologiques extrêmes et l’absence de mesures de sécurité minimales rendent ces voyages mortels.
Ce nouveau naufrage souligne l’urgence de renforcer la coopération régionale et internationale pour protéger les migrants et combattre les réseaux de passeurs. Il ravive également le débat sur les politiques migratoires et la nécessité d’ouvrir des voies légales et sûres pour ceux qui fuient la misère ou les conflits.
Les autorités mauritaniennes n’ont pour l’heure communiqué aucun chiffre officiel sur le nombre total de rescapés. En attendant, les familles des victimes et des disparus restent plongées dans l’angoisse et le deuil.




