Au Nigéria, la réinsertion d’anciens membres de Boko Haram suscite une vive controverse judiciaire. L’avocat spécialisé en droits humains, Maxwell Opara, a saisi la Haute Cour fédérale d’Abuja pour contester la libération récente de près de 700 ex-combattants.
Ces anciens insurgés ont été intégrés au programme militaire de déradicalisation baptisé « Opération couloir de sécurité », destiné à favoriser leur retour dans la société après leur renoncement à la violence.
Mais pour Maxwell Opara, cette démarche contrevient aux principes de l’État de droit. Il demande au procureur général d’engager des poursuites pénales, estimant que ces individus devraient répondre devant la justice avant toute réintégration.
L’avocat s’appuie notamment sur la législation nigériane relative à la lutte contre le terrorisme ainsi que sur la loi encadrant l’administration de la justice pénale. Selon lui, ni l’armée ni le procureur général ne disposent de l’autorité nécessaire pour accorder une quelconque immunité à d’anciens terroristes.
Il sollicite ainsi que la justice déclare illégale et inconstitutionnelle la réinsertion de ces ex-combattants sans jugement préalable.
À ce jour, aucun magistrat n’a encore été désigné pour examiner ce dossier, qui pourrait relancer le débat national sur la gestion des repentis de Boko Haram.




