La majorité des musulmans du Sénégal célèbrent ce jeudi la Tabaski, également appelée Aïd-el-Kébir, l’une des fêtes les plus importantes de l’islam.
Dès les premières heures de la journée, les fidèles ont afflué vers les mosquées et les espaces de prière à travers le pays. L’objectif est de participer à la prière collective de l’Eid avant les rites du sacrifice du mouton et les retrouvailles familiales, moments centraux de cette célébration.
Cette fête, inscrite dans le calendrier de l’Aïd-el-Kébir, est placée au Sénégal sous l’influence spirituelle des grandes confréries religieuses, notamment les familles tidjane et mouride, fortement implantées à Tivaouane, Kaolack et Touba.
La date de la Tabaski a été confirmée par la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire, après des consultations avec les familles religieuses et les imams des 14 régions et 46 départements du pays. Cette décision repose sur un consensus national autour de l’observation du croissant lunaire.
Cependant, une autre position a émergé. La Coordination des musulmans du Sénégal Coordination des musulmans du Sénégal a célébré l’Aïd dès mercredi, en s’appuyant sur sa propre méthode d’observation et de calcul du calendrier islamique. Une divergence qui, bien que récurrente, ne remet pas en cause l’ampleur de la fête dans le pays.
Au-delà des différences de calendrier, la Tabaski reste un moment fort de cohésion sociale au Sénégal. Elle est marquée par la prière collective, les actes de solidarité envers les plus démunis et le partage du sacrifice rituel au sein des familles et des communautés.
Une journée où ferveur religieuse et lien social se rejoignent, dans une ambiance de communion nationale profondément ancrée dans la tradition sénégalaise.




