La mobilisation internationale contre Ebola s’intensifie en Afrique centrale. Face à la progression des cas en République démocratique du Congo et en Ouganda, les États-Unis, l’Afrique du Sud et le CDC Afrique ont annoncé une série de mesures conjointes pour tenter de contenir l’épidémie.
Les autorités sanitaires américaines décrivent une situation « complexe et évolutive », nécessitant une réponse rapide et coordonnée.
Les États-Unis ont annoncé une première enveloppe de 23 millions de dollars destinée à soutenir les opérations d’urgence dans les zones touchées.
Dans le même temps, un dispositif pouvant aller jusqu’à 50 cliniques temporaires a été activé afin d’assurer le dépistage rapide, le tri des patients et l’isolement des cas suspects dans les foyers épidémiques.
Cette réponse est coordonnée par une task force interagences regroupant notamment les Centers for Disease Control and Prevention, le Bureau américain de la sécurité sanitaire mondiale ainsi que les services médicaux du Département d’État américain.
Une équipe d’intervention d’urgence a également été déployée directement en RDC pour renforcer les capacités locales de riposte.
Les autorités américaines ont aussi annoncé des restrictions d’entrée visant les voyageurs ayant récemment séjourné en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud.
Des alertes maximales de voyage ont été émises pour ces trois pays dans le cadre des mesures de prévention sanitaire.
Selon le Dr Satish Pillai, les analyses génétiques du virus montrent une forte proximité avec des souches observées lors des flambées de 2007 et 2012, ce qui permet de maintenir l’efficacité des outils diagnostiques actuellement disponibles.
De son côté, Afrique du Sud a annoncé une contribution de 2,5 millions de dollars au Fonds africain de riposte aux épidémies administré par le CDC Afrique.
Le président Cyril Ramaphosa, également désigné champion de l’Union africaine pour la prévention des pandémies, a été salué pour cet engagement.
Cette contribution intervient après un appel lancé par Mahmoud Ali Youssouf afin de renforcer les moyens financiers consacrés à la lutte contre l’épidémie.
Sur le terrain, le CDC Afrique a envoyé huit experts dans la province de l’Ituri, notamment à Bunia.
L’équipe comprend des spécialistes en épidémiologie, en gestion des données sanitaires et en communication des risques. Leur mission consiste à renforcer la surveillance, accélérer la détection des cas et améliorer la réponse communautaire.
La question de la riposte Ebola a également été évoquée lors d’un échange entre Marco Rubio et António Guterres, signe de l’importance accordée à cette crise sanitaire sur le plan international.
Alors que les autorités multiplient les mesures de prévention, la situation reste suivie de près afin d’éviter une propagation plus large de l’épidémie dans la région.




