Le Bénin franchit une nouvelle étape dans la mise en place de son architecture institutionnelle avec l’allocation d’une enveloppe de 100 millions de francs CFA destinée à l’installation du Sénat. Cette décision marque le lancement concret de la seconde chambre parlementaire issue de la réforme constitutionnelle adoptée en décembre 2025.
Le Sénat béninois, prévu par la réforme constitutionnelle de décembre 2025, entre progressivement dans sa phase opérationnelle. Son installation devait initialement précéder la prestation de serment du président de la République Romuald Wadagni, mais le processus a finalement été engagé après cette étape politique majeure.
L’objectif désormais est de rendre l’institution pleinement fonctionnelle dans les prochains mois.
Selon les informations relayées par le journal La Marina, le projet de loi de finances rectificative pour la gestion 2026, adopté en Conseil des ministres le 3 juin et transmis à l’Assemblée nationale, prévoit une dotation de 100 millions de francs CFA.
Cette enveloppe est entièrement consacrée aux dépenses de transfert et vise principalement à financer les premières opérations logistiques liées à l’installation du Sénat.
À ce stade, aucun crédit n’est encore prévu pour le personnel, les biens ou les services. L’institution fonctionne donc pour l’instant sur une base strictement administrative en attendant un budget complet à l’horizon 2027.
Les indemnités des futurs sénateurs ne sont pas encore fixées. Elles devront être définies par un décret en Conseil des ministres, qui n’a pas encore été publié.
Cette phase transitoire permet au gouvernement de poser progressivement les bases juridiques et financières de la nouvelle chambre parlementaire.
Le futur Sénat du Bénin sera composé d’au moins 25 membres. Il intégrera notamment d’anciens présidents de la République, d’anciens responsables de la Cour constitutionnelle et de l’Assemblée nationale.
Le dispositif prévoit également la désignation de cinq personnalités issues des Forces de Défense et de Sécurité, choisies par le chef de l’État et le président de l’Assemblée nationale.
Avec la création du Sénat, le Bénin engage une transformation importante de son système parlementaire. Cette seconde chambre vise à renforcer l’équilibre institutionnel et à élargir le cadre de la gouvernance politique nationale.
L’année 2026 marque ainsi le début effectif de la mise en œuvre de cette réforme, avec une montée en puissance progressive de la nouvelle institution.




