Politique & Société

CRIET : il encaisse 509 000 FCFA par erreur et risque 5 ans de prison.

L’affaire fait grand bruit devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Un jeune homme est poursuivi pour avoir encaissé plus de 500 000 francs CFA après s’être fait passer pour un cambiste. Le ministère public a requis cinq ans de prison ferme à son encontre.

Les faits remontent à un appel téléphonique banal qui va tourner à l’escroquerie. Une femme, cherchant à joindre son cambiste habituel, compose un numéro mais tombe sur le prévenu. Ce dernier saisit immédiatement l’occasion et se fait passer pour le professionnel attendu.

Convaincue d’avoir affaire à son interlocuteur habituel, la victime procède au transfert de 509 000 francs CFA. Le jeune homme retire rapidement les fonds avant que l’erreur ne soit détectée. Malgré plusieurs tentatives, la victime ne parvient pas à récupérer son argent.

L’affaire est portée devant le Centre national d’investigations numériques, qui ouvre une enquête. Le suspect est interpellé puis placé sous mandat de dépôt.

À l’audience du 30 avril 2026, le dossier prend une tournure plus grave. Le ministère public évoque d’autres pratiques frauduleuses. Selon le parquet, le prévenu aurait utilisé des plateformes digitales pour se faire passer pour un agent de la Loterie nationale du Bénin.

Le mode opératoire est bien rodé. Il contacte des victimes en leur annonçant un gain fictif, puis leur envoie un lien frauduleux. Une fois cliqué, ce lien permettrait de récupérer des données personnelles.

Ces éléments auraient été extraits du téléphone du mis en cause.

À la barre, le prévenu reconnaît avoir encaissé l’argent destiné au cambiste. En revanche, il nie toute implication dans des activités de cybercriminalité. Il affirme n’avoir jamais escroqué d’autres personnes.

Malgré ces déclarations, le ministère public maintient sa position. Il demande cinq ans de prison ferme et une amende de deux millions de francs CFA.

Le prévenu, de son côté, a sollicité la clémence de la Cour.

Le verdict est attendu le 25 juin 2026.

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