Le Cadre de concertation des confessions religieuses (CCCR) du Bénin a tenu, le jeudi 4 juin 2026 à Cotonou, une double assemblée générale marquée par l’adoption de plusieurs résolutions importantes, dont l’exclusion définitive de son premier vice-président, Corneille Couchoro Balogoun. Cette rencontre a réuni des responsables religieux, des représentants d’associations confessionnelles et des membres du cadre autour de questions liées à la gouvernance, à la vie institutionnelle et aux perspectives de l’organisation.
Au cours des travaux, les participants ont examiné le bilan des actions menées entre 2022 et 2026, procédé à l’adaptation des textes fondamentaux de l’institution à la nouvelle législation béninoise sur les associations et fondations, puis étudié les demandes d’adhésion de nouvelles organisations religieuses.
Présentant le rapport d’activités de la mandature écoulée, le secrétaire général et porte parole du CCCR, Michel Alokpo, est revenu sur les principales initiatives conduites par l’organisation ces quatre dernières années. Parmi elles figurent les actions de sensibilisation en faveur de la paix, les rencontres avec plusieurs institutions de la République ainsi que la participation à des ateliers portant sur des enjeux d’intérêt national.
Les membres ont adopté à l’unanimité le rapport d’activités ainsi que le bilan financier de la période 2022-2026. Les échanges ont également porté sur l’implication du CCCR dans le processus électoral béninois, notamment les élections législatives, communales et présidentielle prévues en 2026.
« Nous avons rencontré la Police républicaine, les Forces armées béninoises, l’Assemblée nationale, la Cour suprême ainsi que les préfets de tous les départements pour porter un message de paix », a rappelé Michel Alokpo devant l’assemblée.
L’un des moments forts de cette assemblée générale a été l’adoption d’une mesure disciplinaire à l’encontre de Corneille Couchoro Balogoun, alors premier vice-président du CCCR. Les membres ont voté à l’unanimité son exclusion définitive ainsi que celle de son organisation, la Communauté nationale de culte vodoun du Bénin (CNCVB).
Selon les responsables du cadre, cette décision intervient après une suspension conservatoire de trois mois et fait suite à des actes répétés jugés contraires aux statuts de l’organisation. Les faits reprochés concerneraient des comportements considérés comme préjudiciables à l’unité, à la cohésion et aux intérêts supérieurs du CCCR.
Par cette décision, le Cadre de concertation des confessions religieuses entend réaffirmer son attachement au respect de ses textes internes et à la préservation de l’unité entre les différentes sensibilités religieuses qui composent l’institution.




