Par décret en date du 24 mai 2026, le président de la République, Romuald Wadagni, a procédé à la nomination de Nounagnon Aristide Djidjoho au poste de secrétaire général de la présidence. Cette décision s’inscrit dans la continuité de la structuration de l’appareil institutionnel après la prise de fonction du nouveau chef de l’État.
Ce poste stratégique place désormais Nounagnon Aristide Djidjoho au cœur du dispositif administratif présidentiel. Il est chargé de la coordination des dossiers, du suivi des décisions gouvernementales et du bon fonctionnement interne de la présidence.
Technocrate reconnu dans l’administration béninoise, le nouveau secrétaire général n’en est pas à sa première expérience au sommet de l’État. Avant sa nomination, il occupait déjà la fonction de secrétaire général adjoint de la présidence, où il participait activement à la gestion des affaires institutionnelles.
Son parcours est fortement marqué par les questions de gouvernance publique et d’évaluation des politiques de l’État. Il a notamment exercé comme Directeur général de l’Évaluation au ministère en charge de l’évaluation des politiques publiques, de la promotion de la bonne gouvernance et du dialogue social.
Au fil de sa carrière, il a également occupé plusieurs fonctions auprès de hauts responsables gouvernementaux, notamment comme assistant au ministère du Développement, de l’Économie et des Finances, ainsi qu’auprès du ministère d’État chargé de la Prospective, du Développement et de l’Évaluation de l’action publique.
Il a ensuite coordonné le Bureau d’évaluation des politiques publiques auprès du ministre d’État puis du Premier ministre, renforçant ainsi son expertise en matière de suivi de l’action gouvernementale et de pilotage institutionnel.
Avant son intégration dans l’administration béninoise en 2006, Nounagnon Aristide Djidjoho a travaillé à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, la BCEAO, où il occupait un poste de sous directeur à la Direction du contrôle de gestion à Dakar.
Son profil de technocrate avait déjà été remarqué par plusieurs figures de la gouvernance béninoise, notamment l’ancien Premier ministre Pascal Irénée Koupaki, qui lui a confié diverses responsabilités au cours de sa carrière administrative.
Après un retour à la BCEAO en 2015, il poursuit son parcours dans les sphères institutionnelles. Depuis octobre 2025, il siège également au conseil d’administration de l’Agence de développement des arts et de la culture, en tant que représentant du président de la République.
Avec cette nomination, la présidence béninoise s’appuie sur un profil expérimenté, ancré dans la gestion publique et la coordination des politiques de l’État.




