Le gouvernement béninois accélère la réforme du secteur forestier. La Société nationale du Bois entre officiellement en liquidation, marquant la fin d’une page importante dans la gestion des ressources forestières du pays.
Par décret signé le 11 mars 2026, le président Patrice Talon a nommé Christian Désiré Migan au poste de liquidateur. Expert-comptable de profession, il dispose d’un délai de six mois pour conduire l’ensemble des opérations de dissolution.
Sa mission s’annonce stratégique. Il devra établir un inventaire complet des biens de la société, évaluer son patrimoine, clôturer les comptes, recouvrer les créances et régler les dettes contractées auprès des tiers.
Le liquidateur aura également la responsabilité de garantir le paiement des droits des travailleurs, conformément à la législation en vigueur. Si un excédent est dégagé à l’issue du processus, il sera reversé à l’État béninois.
Pendant cette phase transitoire, certaines activités jugées essentielles, notamment la gestion des plantations et la sécurisation des espaces forestiers, continueront d’être assurées jusqu’à l’installation de la nouvelle entité.
Christian Désiré Migan devra aussi présenter une feuille de route détaillée dès sa prise de fonction. Des rapports d’étape seront produits tout au long de sa mission avant la remise d’un rapport final qui marquera la clôture officielle de la liquidation.
Cette décision s’inscrit dans une vaste restructuration du secteur. La Société de Développement Forestier, SODEF S.A, est appelée à succéder à la Sonab.
Selon les orientations fixées par le Conseil des ministres, cette nouvelle société publique aura pour ambition de concilier performance économique et protection environnementale.
La SODEF devra notamment valoriser les ressources forestières, renforcer la séquestration du carbone, protéger la biodiversité, préserver les sols et contribuer activement aux Objectifs de Développement Durable.
Sur le plan économique, elle aura pour mission de développer la production de bois d’œuvre, d’encourager la transformation industrielle et de stimuler la création d’emplois au Bénin.




