La tension monte autour du prix du ciment dans le nord du Bénin. À Parakou, les autorités ont convoqué les principaux revendeurs pour faire face à une flambée jugée excessive et difficilement justifiable.
Réunis ce jeudi 30 avril 2026, les acteurs du secteur ont été recadrés par la Direction départementale de l’Industrie et du Commerce du Borgou et de l’Alibori. Cette rencontre intervient après un communiqué officiel publié la veille, dans un contexte marqué par une forte variation des prix sur le marché.
Actuellement, la tonne de ciment s’échange entre 100 000 et 120 000 francs CFA dans plusieurs points de vente de Parakou. Une situation qui suscite l’inquiétude des consommateurs et des autorités.
Le directeur départemental, Rufus Saré, a dénoncé des pratiques qu’il juge contraires aux règles du marché. Selon lui, aucun élément économique sérieux ne justifie une telle hausse. Il pointe notamment la diffusion de prix incohérents et met en garde contre toute tentative de spéculation.
Face à ces critiques, les revendeurs évoquent une augmentation des coûts logistiques, notamment le transport et le gasoil. Des arguments que l’administration considère insuffisants au regard des données disponibles.
Les chiffres avancés par les autorités indiquent que le ciment est cédé aux grossistes entre 90 000 et 91 000 francs CFA la tonne. Sur cette base, un compromis a émergé lors des échanges : fixer le prix de revente autour de 98 000 francs CFA la tonne en magasin.
Ce seuil vise à maintenir un équilibre entre rentabilité pour les commerçants et accessibilité pour les populations.
Les autorités préviennent toutefois que cette orientation ne dispense pas de contrôles. Tout manquement pourrait entraîner des sanctions conformément aux textes en vigueur.
Parallèlement, des mesures sont en préparation pour mieux encadrer la distribution, notamment sur les aspects liés au transport et à l’approvisionnement.
À travers cette initiative, l’État affiche une priorité claire : stabiliser le marché du ciment dans le Borgou et l’Alibori et protéger le pouvoir d’achat des ménages.




