La Mauritanie a mené plusieurs opérations de sauvetage en mer entre fin mai et début juin 2026, permettant de porter assistance à plus de 880 migrants qui tentaient de rejoindre les îles Canaries. Parmi les personnes secourues figurent des ressortissants burkinabè, aux côtés de migrants originaires de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
Ces interventions illustrent une nouvelle fois les risques considérables auxquels s’exposent les candidats à l’émigration empruntant la route atlantique, considérée comme l’une des plus dangereuses au monde.
Selon les autorités mauritaniennes et des médias locaux, plusieurs embarcations transportant des migrants en situation irrégulière ont été interceptées ou secourues entre le 28 mai et le 6 juin.
Les garde-côtes ont d’abord porté assistance à 435 personnes entre le 28 et le 30 mai. Le 31 mai, 143 autres migrants ont été secourus, avant qu’une nouvelle opération ne permette de sauver 110 passagers dont l’embarcation était en difficulté à la suite d’une panne de moteur dans une mer agitée.
Une dernière intervention a eu lieu le 6 juin après l’interception d’un bateau parti de Banjul, en Gambie, avec 193 personnes à bord, parmi lesquelles figuraient des femmes et des mineurs. Les autorités ont également signalé un décès ainsi qu’une évacuation sanitaire d’urgence.
Ces nouvelles opérations mettent en lumière la persistance des départs clandestins vers l’Europe malgré le renforcement des contrôles aux frontières et de la surveillance maritime.
Pour de nombreux migrants ouest-africains, les îles Canaries représentent une porte d’entrée vers le continent européen. Mais cette traversée de l’océan Atlantique demeure particulièrement périlleuse en raison des longues distances, des conditions météorologiques imprévisibles et de l’état souvent précaire des embarcations utilisées.
Chaque année, des centaines de personnes disparaissent ou perdent la vie sur cette route migratoire.
Les chiffres publiés par plusieurs organisations humanitaires témoignent de l’ampleur du phénomène.
En 2025, des milliers de migrants auraient trouvé la mort sur les différentes routes reliant l’Afrique à l’Espagne. La façade atlantique, notamment au large de la Mauritanie, est régulièrement identifiée comme l’un des axes migratoires les plus meurtriers.
Malgré une diminution du nombre global de tentatives de traversée observée certaines périodes, le risque de décès reste particulièrement élevé en raison des naufrages, des pannes en mer et des difficultés d’intervenir rapidement dans certaines zones maritimes éloignées.
La Mauritanie, le Sénégal et le Maroc figurent parmi les principaux pays de transit ou de départ sur la route atlantique.
Face à l’intensification des flux migratoires, ces États se retrouvent confrontés à un double défi : renforcer la surveillance de leurs côtes tout en assurant le respect des obligations humanitaires envers les personnes en détresse en mer.
Les autorités mauritaniennes assurent que l’ensemble des migrants secourus bénéficie d’une prise en charge conforme aux conventions internationales et au droit maritime.




