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VIH : un nouveau traitement préventif révolutionnaire déployé en Afrique du Sud

L’Afrique du Sud vient de franchir une étape importante dans la lutte contre le VIH avec l’arrivée du lénacapavir, un médicament injectable de prévention administré seulement deux fois par an. Le déploiement de ce traitement est en cours dans un pays qui reste le plus touché au monde par le virus.

Le lancement officiel a été présenté comme un moment clé dans la stratégie sanitaire nationale. Le président Cyril Ramaphosa a salué cette avancée lors d’une cérémonie organisée au stade Lilian-Ngoyi de Secunda, dans la province du Mpumalanga.

Selon lui, cette innovation marque une évolution majeure dans la prise en charge du VIH dans le pays, en permettant de passer d’une logique de traitement quotidien à une prévention simplifiée et durable.

L’Afrique du Sud compte plus de 8 millions de personnes vivant avec le VIH, ce qui en fait l’épicentre mondial de l’épidémie.

Le lénacapavir est conçu pour réduire les contraintes liées aux traitements préventifs classiques, souvent administrés sous forme de comprimés quotidiens.

En limitant les prises à deux injections par an, le médicament pourrait réduire les oublis de doses et la lassitude thérapeutique, deux facteurs qui freinent régulièrement l’efficacité des stratégies de prévention.

Les autorités sanitaires espèrent ainsi réduire les nouvelles infections, estimées entre 140 000 et 170 000 chaque année dans le pays.

Le premier lot de 37 920 doses est actuellement distribué dans 360 établissements de santé répartis dans six provinces particulièrement exposées au VIH.

Le gouvernement sud-africain a acquis 912 000 doses, financées grâce à une subvention de 29 millions de dollars du Fonds mondial. Cette quantité permettrait de couvrir environ 456 000 personnes.

Toutefois, certaines organisations de la société civile estiment que ce volume reste insuffisant pour avoir un impact significatif sur la dynamique des nouvelles infections. Elles plaident pour un déploiement plus large, estimant qu’environ 2 millions de doses seraient nécessaires.

Dans cette phase initiale, les autorités ciblent en priorité les populations les plus exposées au risque d’infection.

Sont notamment concernés les consommateurs de drogues injectables, les travailleurs du sexe, les personnes transgenres, les adolescentes âgées de 15 à 24 ans ainsi que les femmes enceintes ou allaitantes.

Plusieurs volontaires ont déjà participé aux essais cliniques du lénacapavir en Afrique du Sud. Parmi eux, de jeunes personnes engagées dans la prévention témoignent de l’importance de cette nouvelle option thérapeutique dans leur quotidien.

Pour de nombreux experts, ce traitement pourrait représenter une avancée majeure dans la réduction des nouvelles infections, à condition que son accès soit élargi et équitablement réparti.

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