Le Sénégal pose un nouvel acte fort en faveur des victimes des violences politiques survenues entre 2021 et 2024. Jeudi, l’Agence sénégalaise de la Couverture sanitaire universelle a remis 2 009 cartes d’assurés à des personnes touchées par cette période particulièrement agitée.
Cette initiative marque une étape importante dans la politique de réparation engagée par les autorités sénégalaises.
Lors de la cérémonie, Youssou Djité, directeur de cabinet du ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, a insisté sur la portée de cette mesure. Pour lui, il ne s’agit pas seulement d’une assistance administrative, mais d’un geste fort de solidarité nationale.
Ces cartes offrent désormais aux bénéficiaires un accès facilité aux soins dans les structures sanitaires publiques du pays. Une avancée majeure pour des victimes qui continuent, pour beaucoup, de subir les conséquences physiques et psychologiques des affrontements.
Concrètement, l’État prendra en charge 80 % des frais de consultation et d’hospitalisation dans les établissements publics. Les assurés bénéficieront également d’une réduction de 50 % sur le coût des médicaments.
Entre mars 2021 et février 2024, le Sénégal a traversé l’une des périodes les plus tendues de son histoire récente. Les violences pré-électorales ont causé plusieurs dizaines de morts, majoritairement parmi les jeunes manifestants, et laissé de nombreux blessés.
Au-delà de l’aide médicale, cette décision répond à une forte attente de reconnaissance et de réparation. Elle s’inscrit dans un processus plus large visant à restaurer la confiance, apaiser les tensions et accompagner la réconciliation nationale.
Avec cette mesure, l’État sénégalais envoie un signal clair : les victimes ne seront pas oubliées.




