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Un million de morts chaque année : la Tanzanie veut accélérer la lutte contre le paludisme.

En Tanzanie, les autorités sanitaires ont tiré la sonnette d’alarme mardi 9 juin 2026 à Arusha, lors de l’ouverture de la 33ᵉ conférence scientifique annuelle de l’Institut national de recherche médicale (NIMR). En cause : le paludisme, qui demeure l’une des principales causes de maladie et de décès dans le pays, particulièrement chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.

Prenant la parole devant les chercheurs et experts de la santé, le ministre tanzanien de la Santé, Mohamed Mchengerwa, a appelé à intensifier les efforts de recherche et d’innovation afin de trouver des solutions durables pour éradiquer cette maladie qui continue de peser lourdement sur le système sanitaire national.

Pour le ministre, la lutte contre le paludisme doit désormais s’appuyer sur des approches concrètes, adaptées aux réalités du terrain et capables de produire des résultats durables. Il a également plaidé pour une mobilisation accrue des partenaires nationaux et internationaux autour de cet objectif.

De son côté, le président du conseil d’administration du NIMR, James Mdoe, a souligné l’importance stratégique de la science et de l’innovation dans le développement du pays. Il a notamment insisté sur la nécessité d’augmenter les investissements dans la recherche, alors que plusieurs programmes africains font face à une diminution progressive des financements internationaux.

Les chiffres présentés lors de la conférence rappellent l’ampleur du défi. En Afrique subsaharienne, le paludisme provoque chaque année plus de 400 millions de cas et près d’un million de décès. En Tanzanie, plus de 95 % de la population vit dans des zones exposées au risque de transmission, faisant de cette maladie un enjeu majeur de santé publique.

Malgré les progrès enregistrés ces dernières années dans la prévention et la prise en charge, les autorités estiment que la bataille est loin d’être gagnée. La recherche scientifique apparaît désormais comme un levier essentiel pour espérer réduire durablement l’impact du paludisme sur les populations.

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