L’interpellation de Kémi Séba en Afrique du Sud déclenche une confrontation de récits. D’un côté, son organisation Urgences panafricanistes évoque une opération politique. De l’autre, les autorités sud-africaines défendent une procédure judiciaire liée à un réseau de migration irrégulière.
Dans un communiqué, l’ONG dénonce un acharnement visant son président, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi. Elle estime que cette arrestation s’inscrit dans un contexte de tensions liées à ses prises de position contre certaines influences étrangères sur le continent africain.
Le mouvement évoque également des pressions répétées. Restrictions médiatiques, interpellations de proches et intimidations feraient, selon lui, partie d’un dispositif plus large. Il appelle ses sympathisants à rester vigilants face à ce qu’il considère comme une tentative de discrédit.
Mais la version officielle diffère nettement. Selon la police, l’arrestation est intervenue le 13 avril à Prétoria dans le cadre d’une opération de renseignement. Kémi Séba aurait été interpellé avec deux autres personnes dans une affaire impliquant un réseau de passage clandestin vers le Zimbabwe.
Les enquêteurs indiquent avoir saisi des fonds et du matériel lors de l’opération. Ils évoquent aussi des liens avec des procédures judiciaires en cours au Bénin, avec l’appui d’Interpol, notamment sur des questions liées à la sûreté de l’État.
Présentés devant la justice le 15 avril, les suspects ont été placés en détention provisoire. Le dossier doit être examiné à nouveau le 20 avril 2026.
Entre accusations de règlement de comptes politique et enquête criminelle en cours, l’affaire reste sensible et pourrait rapidement prendre une dimension diplomatique.




