C’est un délai de la dernière chance. Au Bénin, le gouvernement accorde trois mois supplémentaires aux ONG, fondations et regroupements associatifs pour se conformer à la nouvelle réglementation. Une décision qui intervient alors que plusieurs structures risquaient tout simplement de disparaître du paysage légal.
Dans un communiqué publié le 4 mai 2026, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Seïdou, a officialisé cette prorogation. Elle concerne les obligations fixées par la loi n°2025-19 du 22 juillet 2025, qui redéfinit en profondeur le cadre juridique des organisations.
Au départ, les structures disposaient de neuf mois, à compter du 4 août 2025, pour mettre à jour leurs statuts et adapter leur fonctionnement. Ce délai a expiré le 3 mai 2026. Sans régularisation, la sanction est lourde : une dissolution automatique, prévue par les textes.
Face aux difficultés rencontrées sur le terrain, l’exécutif a choisi d’assouplir sa position. Plusieurs responsables d’organisations évoquent des blocages administratifs, des contraintes techniques et des lenteurs dans les procédures. Résultat, de nombreuses structures n’étaient pas prêtes à temps.
Le nouveau calendrier fixe donc une échéance au 4 août 2026. D’ici là, les organisations concernées doivent finaliser leur mise en conformité, avec l’appui des services compétents. Le message des autorités est clair : ce délai ne sera pas prolongé indéfiniment.

Au-delà de l’urgence, cette réforme traduit une volonté plus large. L’État béninois entend mieux encadrer le secteur associatif en imposant des règles plus strictes en matière de gouvernance, de transparence et de fonctionnement. Ce nouveau dispositif remplace l’ancien cadre inspiré de la loi française de 1901.
À terme, seules les structures respectant ces exigences pourront continuer leurs activités en toute légalité. Pour les autres, ce sursis de trois mois apparaît comme une ultime occasion de se mettre en règle avant une possible radiation.



